Un peu d’histoire
1985
Jan Van Esbroeck et Jan Vereecke, deux étudiants en Sciences Economiques Appliquées à l’université d’Anvers, décident de prendre en charge l’organisation de la soirée d’une association estudiantine dont le thème doit être : la musique classique rencontre la pop-music. Avec beaucoup d’inconscience, un peu de folie, mais aussi beaucoup de motivation, ils engagent le Koninklijk Filharmonisch Orkest van Vlaanderen (Orchestre Philharmonique Royal de Flandre), alors que la partie musicale pop sera assurée par des artistes belges et néerlandais. La star surprise de ce spectacle sera John Miles et son hymne “Music”, illustrant le thème de la manifestation! “Music was my first love and it will be my last, music of the future and music of the past.” Référence est faite à l‘événement traditionnel qui a lieu chaque année en Grande Bretagne, “Last Night of the Proms”, pour donner à la nouvelle manifestation le titre : “First Night of the Proms”.
Le succès auprès du public et des médias est retentissant.
1986
Deux manifestations vont confirmer le succès et le spectacle deviendra annuel.
1990
En dehors d’Anvers, un premier concert aura lieu aux Pays-Bas.
1994
La production des concerts s‘étend à l’Allemagne.
1995
C’est au tour de la Suisse et de l’Espagne d’accueillir ce spectacle. Un concert a lieu à Lille aussi.
1996
Pour la deuxième fois en France avec un concert à Bercy.
1997
Incursion en Autriche.
1998
Un concert en plein air accueillera 35.000 visiteurs en Wallonie (à l’occasion du centenaire du Standard de Liège). C’est également l’occasion d’inviter des artistes francophones comme Patricia Kaas, Patrick Bruel ou encore Axelle Red…
Grande tournée européenne (32 concerts dont 15 à Anvers, et un demi-million de visiteurs au total).
1999
Un autre spectacle en plein air aura lieu à Sarrebruck à l’occasion du millénaire de la ville et dans le cadre du Karlsberg Compop-Festival. Patricia Kaas, originaire de l’est de la France, était la star du concert.
Le nombre de pays s‘étend à la Scandinavie avec une manifestation à Copenhague.
La tournée automne-hiver avec 17 spectacles à Anvers attirera 300.000 spectateurs. La tournée européenne annuelle comprendra 35 concerts pour un demi-million de visiteurs au total. Les pays visités seront les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse et le Danemark.
2000
37 spectacles en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse vont susciter la passion d’un demi-million de visiteurs.
2001
22 concerts à Anvers. La tournée européenne comprendra 47 concerts, pour 562.000 visiteurs.
2002
23 concerts à Anvers. La tournée européenne comprendra 52 concerts, pour 613.000 visiteurs.
Printemps 2003
8 soirées sur le territoire français.
Printemps 2004
10 soirées sur le territoire français et premiers concerts à Charleroi.
Programme printemps 2007
Tears For Fears
“Shout, shout, let it all out”. En 1985, leur cri fut entendu par des tas de jeunes qui se reconnaissaient dans les chansons telles “Mad World” (qui fut reprise de façon très originale par Gary Jules fin 2003), “Change”, “Everybody Wants To Rule The World”, “Head Over Heels”, “Sowing The Seeds Of Love” et “Woman In Chains”. En 1990, le duo pop se sépara. Ce n’est qu’en 2004 que Curt Smith et Roland Orzabal se réunirent à nouveau, avec “Everybody Loves A Happy Ending” en guise d’album de retrouvailles. Inaltérable, “Songs From The Big Chair”, un album pop sorti en 1985, fut réédité avec 19 numéros en bonus au début 2006, confirmant la valeur intemporelle de la formation.
Tony Henry
Des frissons intenses et une bonne dose d’humour : c’est ce que nous donna “la réponse britannique à Pavarotti”. Dès son premier album, “Modern Arias”, ce ténor d’opéra non conventionnel sortit des sentiers battus et interpréta des chansons contemporaines arrangées à la mode classique, texte italien y compris. C’est un art qu’il exerce de façon époustouflante et souvent aussi de manière surprenante ou comique. “Delilah” de Tom Jones, “Whatever You Want” de Status Quo, “Hero” de Enrique Iglesias et d’autres chansons résonnent comme des arias issues tout droit d’un opéra en bonne et due forme. Il y a quelques années, il chanta à Buckingham Palace pour le quarantième anniversaire du Prince Edouard, mais lors du Night of the Proms, c’est pour le plaisir du public français qu’il a fait retentir sa voix phénoménale.
Lara Fabian
Lara Fabian est sans nul doute une des plus grandes Divas actuelles de l’histoire pop. Ultra sensible, elle interprète ses chansons avec beaucoup de sincérité. “Tout”, “Je t’aime”, “J’y crois encore”, “Immortelle” … que des grandes chansons d’amour qui ont transporté le public.
Murray Head
Comédien, chanteur, Murray Head est un artiste complet. Précoce, c’est à 17 ans qu’il connaît son premier succès. “Say It Ain’t So Joe”, “Never Even Thought” ou “One Night In Bangkok” sont les titres que le feront connaître dans le monde entier.
Christophe Willem
Christophe Willem, un personnage venu d’une autre planète. Gagnant de la “Nouvelle Star 2006”, Christophe dit “la Tortue” est un véritable show-man! Sa personnalité et sa sympathie ont séduit toutes les générations. Christophe transporte la joie de vivre, il a mis le feu avec son tube de l‘été “Sunny”!
Programme printemps 2008
Les stars de la pop-music interprèteront leurs plus grands hits, accompagnées par Il Novecento (orchestre symphonique de 72 musiciens sous la baguette de Robert GroslotT) et l’Electric Band sous la direction de John Miles.
OMD
Night of the Proms ajoute une icône de plus à l’affiche de son programme 2008 pour Charleroi : OMD, les pionniers de la musique électronique britannique, seront aux côtés de Simple Minds, Alan Parsons et Galileo.
Quand on s’appelle Orchestral Manoeuvres In the Dark, tôt ou tard on doit se retrouver sur la scène de Night of the Proms. Pourtant, il a fallu attendre 2006 avant qu’Andy (chant) et Paul (synthétiseur) n’interprètent pour la première fois leur musique accompagnés par un orchestre symphonique. Et ce n’est pas un hasard si cela s’est passé à Night of the Proms en Allemagne. Et cette année, ce sera au tour de Charleroi.
Grands fans des groupes électroniques allemands Kraftwerk et Neu, c’est en 1978 qu’Andy McCluskey et Paul Humphreys fondèrent à Liverpool leur propre groupe synth-pop qu’ils baptisèrent Orchestral Manoeuvres In the Dark. Même si le nom faisait froncer bien des sourcils de prime abord, la musique était convaincante : personne ne pouvait résister à leurs mélodies électroniques captivantes et à leur style unique. Deux ans après ses débuts, OMD se hissa à la tête de tous les hit-parades avec son single “Enola Gay”. Tels les groupes Human League, Soft Cell, Ultravox et Depeche Mode, OMD faisait partie à cette époque de la crème de la crème de la new wave britannique.
Avec une pop intelligente et des sonorités novatrices, OMD fut à son apogée dans la première moitié des années ‘80. Le groupe trusta le sommet des hit-parades avec des ballades synthétiques telles que “Electricity”, “Joan Of Arc”, “Souvenir”, “Maid Of Orleans” ou encore le morceau plus rythmé “Enola Gay”, qui tire son nom de l’avion qui lâcha la bombe atomique sur Hiroshima. Car telle est bien la marque de fabrique du groupe : aborder des sujets inhabituels dans des morceaux pop entraînants. Rien d’étonnant dès lors que toutes ces chansons ont gardé aujourd’hui la même fraîcheur qu’à l‘époque de leur création.
Son plus grand succès, OMD l’emporta avec son troisième album, “Architecture & Morality” (1981). Beaucoup de fans furent effrayés par le caractère particulièrement expérimental de “Dazzle Ships” (1983) et l’album suivant, “Junk Culture” (1984, avec e.a. le hit “Talking Loud & Clear”), restaura l’équilibre entre musique alternative et musique commerciale. Ce n’est qu’en 1986 que les Etats-Unis succombèrent au charme du groupe grâce au titre “If You Leave” tiré du film “Pretty In Pink”. Progressivement cependant, le groupe évolua vers un genre pop plus superficiel et perdit pas mal de sa force d’expression. L’album “The Pacific Age”, sorti en 1986, constitua une rupture qui, après une tournée éreintante à travers l’Amérique du Nord, mènera au départ de Paul Humphreys. Après une pause, le chanteur Andy McCluskey mit toute son énergie dans un come-back. Sortirent alors les singles “Sailing On The Seven Seas”, “Call My Name” et “Pandora’s Box”, réintroduisant de la sorte OMD dans les charts. C’est en 2006 que OMD se reforma dans sa composition originelle et reédita son meilleur album, “Architecture & Morality” avant de tourner en décembre de cette même année avec les Proms en Allemagne.
Et c’est à Charleroi que le public de Night of the Proms aura le privilège de réentendre les plus grands succès de ce groupe mythique avec un nouvel habillage symphonique. Au RTL Spiroudôme, les violons s’accorderont au son du synthétiseur…
William Dunker
Plus qu’un chantre wallon à la Bob Dechamps, William Dunker est devenu une espèce d’icône de notre culture régionale. Comme les noirs américains, il chante le blues. Oui, mais le blues de son pays et dans la langue de Jacques Bertrand. Véritable ovni dans le paysage de la chanson francophone, Will fait aujourd’hui salle comble partout où il passe avec ses potes Marty et Kevin, les deux seuls américains au monde à chanter en Wallon.
Mais s’il occupe maintenant les premiers rangs dans le petit monde culturel belge, ça n’a pas toujours été le cas. Artiste dans l’âme depuis sa plus tendre jeunesse passée au pied des charbonnages de Gilly et Châtelineau, il aura attendu 40 ans pour connaître le véritable succès populaire. Jusque-là, de Marcinelle à Gembloux, de simples estrades en petites scènes, de galères en guindailles, en passant par la fantastique aventure des Jules, William aura pris son temps pour gagner une reconnaissance qu’il n’avait même peut-être jamais envisagée.
http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Dunker
http://www.myspace.com/williamdunker
Simple Minds
Fondé en 1978 par deux copains d‘école, Jim Kerr (chant) et Charlie Burchill (guitare), c’est en 1979 que le groupe Simple Minds sortit un premier album plutôt naïf intitulé “Life In A Day”. Poursuivant son évolution, le groupe enregistra ensuite tour à tour “Real to Real Cacophony” (1979) et “Empires and Dance” (1980), album marqué par cette sonorité si caractéristique qui fera ultérieurement sa réputation – larges structures sonores symphoniques soutenues par des rythmes puissants et dansants. Vinrent encore dans la foulée les LP “Sons and Fascination” et “Sister Feelings Call” (1981).
Mais la grande percée du groupe s’opéra après l’album “Celebration” (1982) dont les singles “Promised you a Miracle” et “Glittering Prize” atteignirent des sommets et furent repris sur le premier véritable succès commercial du groupe, “New Gold Dream, 81-82-83-84”. Les albums suivants – “Sparkle In The Rain” (1984), “Once Upon A Time” (1985), le live “Live In The City Of Light” (1987) et “Street Fighting Years” (1989), marquèrent eux aussi l’apogée de ce groupe phare de l’histoire de la musique des années ’80.
Réduit à son duo de base Kerr-Burchill à partir des années ’90, Simple Minds continua à remporter des succès avec les albums “Real Life” (1991), la compilation “Glittering Prize” (1992), “Good News from the Next World” (1995) et “Neapolis” (1998). “Neon Lights” (un album contenant des reprises entre autres de David Bowie, Neil Young, The Doors, …), “The Best Of Simple Minds” et “Cry” parurent ensuite en 2001 et 2002 pour attester que le groupe était toujours bien “alive and kicking”.
En 2006, Jim et Charlie ont parcouru l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande au cours d’une tournée de promotion de leur dernier album en date “Black & White 050505” (2005) dont “Home” était le premier single.
Notons encore que Simple Minds à l’affiche à Charleroi, n’en sera pas à sa première expérience à Night of the Proms. Ils ont en effet marqué l’esprit des spectateurs lors de leurs prestations remarquables à Anvers, Rotterdam et en Allemagne en 1997 et 2002.
Alan Parsons
Pour les fidèles de Night of the Proms, Alan Parsons n’est certainement pas un inconnu. En 1990, il leur a réservé une avant-première mondiale. En effet, cette année-là eurent lieu les premiers concerts live du groupe Alan Parsons Project, au cours des Night of the Proms organisées au Sportpaleis d’Anvers.
Alan Parsons a commencé sa carrière musicale comme ingénieur du son dans les célèbres studios d’Abbey Road. C’est là qu’il a travaillé à de nombreux albums mythiques tels que notamment, “Abbey Road” et “Let it Be” des Beatles et “Dark Side of the Moon” de Pink Floyd. Sa contribution à l’album de Pink Floyd lui a même rapporté un Grammy Award.
Par la suite, il s’est consacré non sans succès à la production musicale. Son premier tube avec le groupe Pilot, “January”, n’a été délogé du n° 1 des hit-parades que par une autre de ses productions: “Make Me Smile” de Cockney Rebel (dont le leader, Steve Harley fut l’invité des Proms en 1991). Parmi les nombreux autres succès d’Alan Parsons, on peut citer “Magic” (toujours avec Pilot), “High Fly” et “Music” de John Miles (un “vieux fidèle” des Proms) et “Modern Times”, “Year Of The Cat” (à la fois album et single) et “Time Passages” d’Al Stewart.
C’est avec son collègue Eric Woolfson de chez Abbey Roads qu’il fonda ensuite le groupe Alan Parsons Project avec lequel il allait acquérir toute sa notoriété actuelle. C’est sous ce patronyme que virent successivement le jour des albums aussi célèbres que “Tales Of Mystery And Imagination” (1976), “I Robot” (1977), “Pyramid” (1978), “Eve” (1979), “The Turn Of A Friendly Card” (1980), “Eye In The Sky” (1981), “Ammonia Avenue” (1983), “Vulture Culture” (1984), “Stereotomy” (1985) et “Gaudi” (1987). Parmi tous ces albums, relevons simplement les singles “Games People Play”, “Time”, “Eye In The Sky” et “Don’t Answer Me” qui connurent tous des succès fracassants à travers le monde.
Au cours des 15 années qui suivirent Alan Parsons ayant abandonné son suffixe “Project” poursuivit avec toujours autant de succès son activité prolifique. C’est ainsi que se succédèrent des albums tels que entre autres “Try Anything Once” (1992), “Symphonic Music Of Eyes” (1993), “The Very Best – Live” (1994), “On Air” (1995), … et plus récemment en 2004 son dernier véritable album en date “A Valid Path” (si l’on exclut la double compilation “The essential Collection” éditée par Sony/BMG en 2007) où il s’essaye à la musique électronique moderne et pour lequel des noms comme The Crystal Method, Shpongle, Uberzone et David Gilmour, le guitariste de Pink Floyd, ont apporté leur contribution.
A sortir d’une tournée mondiale de promotion de “A Valid Path” qui l’emmena aux Etats-Unis, en Europe, en Russie et en Amérique du Sud, Alan Parsons a donné en 2006 et 2007 une série de concerts accompagné d’un orchestre symphonique. Un retour aux sources en quelque sorte après ses expériences au Night of the Proms 10 et 17 ans plus tôt.
Galileo
Freddy Scholl, qui plus tard choisira le pseudonyme Galileo, voit le jour en 1953 à Heibronn, en Allemagne. Sans jamais avoir connu ses parents, il se retrouve dans un camp de réfugiés près de la Neckar. C’est là qu’un travailleur social le trouve, complètement désemparé, négligé et sous-alimenté. Après un séjour à l’hôpital, Freddy est recueilli par une famille adoptive qui lui fait un accueil chaleureux, l’élève, et surtout, lui permet de développer son talent musical naissant.
En 1959, la famille se voit offrir un piano et Freddy, introverti de nature, y passe tout son temps. La musique semble être le langage dans lequel il parvient le mieux à s’exprimer. Il n’a que sept ans lorsqu’il reçoit ses premières leçons de piano. Il les abandonnera cependant vite, ayant du mal à s’adapter à l’approche autoritaire de son enseignant.
Dans les années ’60 et ’70, Freddy Scholl continue à faire de la musique à sa façon. Il compose, généralement la nuit, et pour le reste il cueille le jour. Rien d’étonnant dès lors qu’il baptise son premier CD ‘Carpe Diem’. L’album paraît en 2000 et il n’aura fallu à Galileo que deux semaines pour en élaborer le concept. Plus tard, il expliquera : “Tout à coup, tout était clair pour moi. Tous les numéros sont inspirés de ma biographie hors du commun et mon credo personnel : cueille le jour”.
‘Two Voices In One Soul’ paraît en 2003 et balance entre la musique classique et la musique moderne. Galileo surprend avec sa personnalité chaleureuse, mais avant tout avec son vaste registre vocal : il parvient sans peine à passer du baryton au soprano et chante des duos … avec lui-même.
En 2003, Galileo figure à l’affiche du Night of the Proms en Allemagne. Sa performance au cours du plus grand événement musical d’Europe est particulièrement appréciée par le public. Cette expérience, nous ne voulons pas vous en priver : c’est pourquoi le Night of the Proms a invité Galileo pour que les vendredi 18 et samedi 19 avril aussi, il soit présent pour votre plus grand plaisir à la grande fête du classique et du pop à Charleroi.
