Programme printemps 2008
Les stars de la pop-music interprèteront leurs plus grands hits, accompagnées par Il Novecento (orchestre symphonique de 72 musiciens sous la baguette de Robert GroslotT) et l’Electric Band sous la direction de John Miles.
OMD
Night of the Proms ajoute une icône de plus à l’affiche de son programme 2008 pour Charleroi : OMD, les pionniers de la musique électronique britannique, seront aux côtés de Simple Minds, Alan Parsons et Galileo.
Quand on s’appelle Orchestral Manoeuvres In the Dark, tôt ou tard on doit se retrouver sur la scène de Night of the Proms. Pourtant, il a fallu attendre 2006 avant qu’Andy (chant) et Paul (synthétiseur) n’interprètent pour la première fois leur musique accompagnés par un orchestre symphonique. Et ce n’est pas un hasard si cela s’est passé à Night of the Proms en Allemagne. Et cette année, ce sera au tour de Charleroi.
Grands fans des groupes électroniques allemands Kraftwerk et Neu, c’est en 1978 qu’Andy McCluskey et Paul Humphreys fondèrent à Liverpool leur propre groupe synth-pop qu’ils baptisèrent Orchestral Manoeuvres In the Dark. Même si le nom faisait froncer bien des sourcils de prime abord, la musique était convaincante : personne ne pouvait résister à leurs mélodies électroniques captivantes et à leur style unique. Deux ans après ses débuts, OMD se hissa à la tête de tous les hit-parades avec son single “Enola Gay”. Tels les groupes Human League, Soft Cell, Ultravox et Depeche Mode, OMD faisait partie à cette époque de la crème de la crème de la new wave britannique.
Avec une pop intelligente et des sonorités novatrices, OMD fut à son apogée dans la première moitié des années ‘80. Le groupe trusta le sommet des hit-parades avec des ballades synthétiques telles que “Electricity”, “Joan Of Arc”, “Souvenir”, “Maid Of Orleans” ou encore le morceau plus rythmé “Enola Gay”, qui tire son nom de l’avion qui lâcha la bombe atomique sur Hiroshima. Car telle est bien la marque de fabrique du groupe : aborder des sujets inhabituels dans des morceaux pop entraînants. Rien d’étonnant dès lors que toutes ces chansons ont gardé aujourd’hui la même fraîcheur qu’à l‘époque de leur création.
Son plus grand succès, OMD l’emporta avec son troisième album, “Architecture & Morality” (1981). Beaucoup de fans furent effrayés par le caractère particulièrement expérimental de “Dazzle Ships” (1983) et l’album suivant, “Junk Culture” (1984, avec e.a. le hit “Talking Loud & Clear”), restaura l’équilibre entre musique alternative et musique commerciale. Ce n’est qu’en 1986 que les Etats-Unis succombèrent au charme du groupe grâce au titre “If You Leave” tiré du film “Pretty In Pink”. Progressivement cependant, le groupe évolua vers un genre pop plus superficiel et perdit pas mal de sa force d’expression. L’album “The Pacific Age”, sorti en 1986, constitua une rupture qui, après une tournée éreintante à travers l’Amérique du Nord, mènera au départ de Paul Humphreys. Après une pause, le chanteur Andy McCluskey mit toute son énergie dans un come-back. Sortirent alors les singles “Sailing On The Seven Seas”, “Call My Name” et “Pandora’s Box”, réintroduisant de la sorte OMD dans les charts. C’est en 2006 que OMD se reforma dans sa composition originelle et reédita son meilleur album, “Architecture & Morality” avant de tourner en décembre de cette même année avec les Proms en Allemagne.
Et c’est à Charleroi que le public de Night of the Proms aura le privilège de réentendre les plus grands succès de ce groupe mythique avec un nouvel habillage symphonique. Au RTL Spiroudôme, les violons s’accorderont au son du synthétiseur…
William Dunker
Plus qu’un chantre wallon à la Bob Dechamps, William Dunker est devenu une espèce d’icône de notre culture régionale. Comme les noirs américains, il chante le blues. Oui, mais le blues de son pays et dans la langue de Jacques Bertrand. Véritable ovni dans le paysage de la chanson francophone, Will fait aujourd’hui salle comble partout où il passe avec ses potes Marty et Kevin, les deux seuls américains au monde à chanter en Wallon.
Mais s’il occupe maintenant les premiers rangs dans le petit monde culturel belge, ça n’a pas toujours été le cas. Artiste dans l’âme depuis sa plus tendre jeunesse passée au pied des charbonnages de Gilly et Châtelineau, il aura attendu 40 ans pour connaître le véritable succès populaire. Jusque-là, de Marcinelle à Gembloux, de simples estrades en petites scènes, de galères en guindailles, en passant par la fantastique aventure des Jules, William aura pris son temps pour gagner une reconnaissance qu’il n’avait même peut-être jamais envisagée.
http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Dunker
http://www.myspace.com/williamdunker
Simple Minds
Fondé en 1978 par deux copains d‘école, Jim Kerr (chant) et Charlie Burchill (guitare), c’est en 1979 que le groupe Simple Minds sortit un premier album plutôt naïf intitulé “Life In A Day”. Poursuivant son évolution, le groupe enregistra ensuite tour à tour “Real to Real Cacophony” (1979) et “Empires and Dance” (1980), album marqué par cette sonorité si caractéristique qui fera ultérieurement sa réputation – larges structures sonores symphoniques soutenues par des rythmes puissants et dansants. Vinrent encore dans la foulée les LP “Sons and Fascination” et “Sister Feelings Call” (1981).
Mais la grande percée du groupe s’opéra après l’album “Celebration” (1982) dont les singles “Promised you a Miracle” et “Glittering Prize” atteignirent des sommets et furent repris sur le premier véritable succès commercial du groupe, “New Gold Dream, 81-82-83-84”. Les albums suivants – “Sparkle In The Rain” (1984), “Once Upon A Time” (1985), le live “Live In The City Of Light” (1987) et “Street Fighting Years” (1989), marquèrent eux aussi l’apogée de ce groupe phare de l’histoire de la musique des années ’80.
Réduit à son duo de base Kerr-Burchill à partir des années ’90, Simple Minds continua à remporter des succès avec les albums “Real Life” (1991), la compilation “Glittering Prize” (1992), “Good News from the Next World” (1995) et “Neapolis” (1998). “Neon Lights” (un album contenant des reprises entre autres de David Bowie, Neil Young, The Doors, …), “The Best Of Simple Minds” et “Cry” parurent ensuite en 2001 et 2002 pour attester que le groupe était toujours bien “alive and kicking”.
En 2006, Jim et Charlie ont parcouru l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande au cours d’une tournée de promotion de leur dernier album en date “Black & White 050505” (2005) dont “Home” était le premier single.
Notons encore que Simple Minds à l’affiche à Charleroi, n’en sera pas à sa première expérience à Night of the Proms. Ils ont en effet marqué l’esprit des spectateurs lors de leurs prestations remarquables à Anvers, Rotterdam et en Allemagne en 1997 et 2002.
Alan Parsons
Pour les fidèles de Night of the Proms, Alan Parsons n’est certainement pas un inconnu. En 1990, il leur a réservé une avant-première mondiale. En effet, cette année-là eurent lieu les premiers concerts live du groupe Alan Parsons Project, au cours des Night of the Proms organisées au Sportpaleis d’Anvers.
Alan Parsons a commencé sa carrière musicale comme ingénieur du son dans les célèbres studios d’Abbey Road. C’est là qu’il a travaillé à de nombreux albums mythiques tels que notamment, “Abbey Road” et “Let it Be” des Beatles et “Dark Side of the Moon” de Pink Floyd. Sa contribution à l’album de Pink Floyd lui a même rapporté un Grammy Award.
Par la suite, il s’est consacré non sans succès à la production musicale. Son premier tube avec le groupe Pilot, “January”, n’a été délogé du n° 1 des hit-parades que par une autre de ses productions: “Make Me Smile” de Cockney Rebel (dont le leader, Steve Harley fut l’invité des Proms en 1991). Parmi les nombreux autres succès d’Alan Parsons, on peut citer “Magic” (toujours avec Pilot), “High Fly” et “Music” de John Miles (un “vieux fidèle” des Proms) et “Modern Times”, “Year Of The Cat” (à la fois album et single) et “Time Passages” d’Al Stewart.
C’est avec son collègue Eric Woolfson de chez Abbey Roads qu’il fonda ensuite le groupe Alan Parsons Project avec lequel il allait acquérir toute sa notoriété actuelle. C’est sous ce patronyme que virent successivement le jour des albums aussi célèbres que “Tales Of Mystery And Imagination” (1976), “I Robot” (1977), “Pyramid” (1978), “Eve” (1979), “The Turn Of A Friendly Card” (1980), “Eye In The Sky” (1981), “Ammonia Avenue” (1983), “Vulture Culture” (1984), “Stereotomy” (1985) et “Gaudi” (1987). Parmi tous ces albums, relevons simplement les singles “Games People Play”, “Time”, “Eye In The Sky” et “Don’t Answer Me” qui connurent tous des succès fracassants à travers le monde.
Au cours des 15 années qui suivirent Alan Parsons ayant abandonné son suffixe “Project” poursuivit avec toujours autant de succès son activité prolifique. C’est ainsi que se succédèrent des albums tels que entre autres “Try Anything Once” (1992), “Symphonic Music Of Eyes” (1993), “The Very Best – Live” (1994), “On Air” (1995), … et plus récemment en 2004 son dernier véritable album en date “A Valid Path” (si l’on exclut la double compilation “The essential Collection” éditée par Sony/BMG en 2007) où il s’essaye à la musique électronique moderne et pour lequel des noms comme The Crystal Method, Shpongle, Uberzone et David Gilmour, le guitariste de Pink Floyd, ont apporté leur contribution.
A sortir d’une tournée mondiale de promotion de “A Valid Path” qui l’emmena aux Etats-Unis, en Europe, en Russie et en Amérique du Sud, Alan Parsons a donné en 2006 et 2007 une série de concerts accompagné d’un orchestre symphonique. Un retour aux sources en quelque sorte après ses expériences au Night of the Proms 10 et 17 ans plus tôt.
Galileo
Freddy Scholl, qui plus tard choisira le pseudonyme Galileo, voit le jour en 1953 à Heibronn, en Allemagne. Sans jamais avoir connu ses parents, il se retrouve dans un camp de réfugiés près de la Neckar. C’est là qu’un travailleur social le trouve, complètement désemparé, négligé et sous-alimenté. Après un séjour à l’hôpital, Freddy est recueilli par une famille adoptive qui lui fait un accueil chaleureux, l’élève, et surtout, lui permet de développer son talent musical naissant.
En 1959, la famille se voit offrir un piano et Freddy, introverti de nature, y passe tout son temps. La musique semble être le langage dans lequel il parvient le mieux à s’exprimer. Il n’a que sept ans lorsqu’il reçoit ses premières leçons de piano. Il les abandonnera cependant vite, ayant du mal à s’adapter à l’approche autoritaire de son enseignant.
Dans les années ’60 et ’70, Freddy Scholl continue à faire de la musique à sa façon. Il compose, généralement la nuit, et pour le reste il cueille le jour. Rien d’étonnant dès lors qu’il baptise son premier CD ‘Carpe Diem’. L’album paraît en 2000 et il n’aura fallu à Galileo que deux semaines pour en élaborer le concept. Plus tard, il expliquera : “Tout à coup, tout était clair pour moi. Tous les numéros sont inspirés de ma biographie hors du commun et mon credo personnel : cueille le jour”.
‘Two Voices In One Soul’ paraît en 2003 et balance entre la musique classique et la musique moderne. Galileo surprend avec sa personnalité chaleureuse, mais avant tout avec son vaste registre vocal : il parvient sans peine à passer du baryton au soprano et chante des duos … avec lui-même.
En 2003, Galileo figure à l’affiche du Night of the Proms en Allemagne. Sa performance au cours du plus grand événement musical d’Europe est particulièrement appréciée par le public. Cette expérience, nous ne voulons pas vous en priver : c’est pourquoi le Night of the Proms a invité Galileo pour que les vendredi 18 et samedi 19 avril aussi, il soit présent pour votre plus grand plaisir à la grande fête du classique et du pop à Charleroi.
Il Novecento sous la baguette de Robert Groslot
L’orchestre symphonique Il Novecento interprète, à partir des partitions originale, des oeuvres classiques des siècles derniers. Il Novecento, créé par Robert Groslot en 1991, est constitué de musiciens capables de s’adapter aux différents styles de musique grâce à leur virtuosité et leur grande technique musicale. Il Novecento parvient avec brio, non seulement à passer sans cesse d’une époque à l’autre, mais aussi à alterner musique classique et contemporaine. Il Novecento est un orchestre sans effectif fixe. Il fonctionne exclusivement avec des musiciens free lance de haut niveau et compte en moyenne 60 musiciens. Pour les grandes occasions, telles que Night of the Proms, l’orchestre s’agrandit jusqu’à compter 72 membres. Parmi ses lettres de noblesse, quelques belles références: en 1995 et en 1997, Il Novecento a accompagné Luciano Pavarotti et Andrea Bocelli dans leurs concerts en Europe. En février 1997, il a reçu le prix “Caméra d’Or” pour ses nombreuses apparitions à la télévision allemande. En 2001, c’est Björk, la star incontestée de la pop-music, qui a fait appel à Il Novecento pour sa tournée européenne.
Son chef d’orchestre, Robert Groslot, donne la mesure. Au fil des années, il est devenu une vedette incontestée de Night of the Proms. Né à Malines en Belgique, il a suivi sa formation musicale au Conservatoire Royal de Musique de Flandres à Anvers. Il fut l‘élève de maîtres tels que Léon Fleischer ou Alexis Weissenberg. Dans son pays natal, il a obtenu plusieurs prix de violon et de piano. Outre un vaste répertoire de musique de chambre, il a donné plus de cinquante récitals de piano, enregistré de nombreux disques et entrepris plusieurs tournées mondiales. En 1991, alors qu’il était le chef d’orchestre permanent du l’Orchestre Symphonique de la jeunesse des Flandres, il crée son propre orchestre symphonique, Il Novecento. Ce qui est remarquable chez Robert Groslot, c’est que malgré sa formation, il ne se pose pas à tout prix en défenseur d’une interprétation classique fidèle. Son sens de la musique lui permet d’introduire des accents nouveaux, pleins de vie et parfois même post-modernes.
John Miles & Electric Band
John “Music” Miles a séduit dès sa première apparition en Belgique à Night of the Proms en 1985. Depuis lors, il n’a cessé, à la plus grande joie du public, de répondre aux attentes de celui-ci. John Miles ne fait pas uniquement office de leader du groupe Electric Band. C’est un artiste toutes catégories et à ce titre, il parvient à se démarquer de différentes façons. Il a su prouver son talent aux multiples facettes depuis son plus jeune âge. John n’avait que cinq ans lorsqu’il commença à titiller le piano. Et plus tard, ce fut au tour de la guitare. A dix-huit ans, John était prêt pour entamer une carrière musicale professionnelle. Il joua d’abord dans un groupe semi-professionnel, The Influence, dont faisait également partie Paul Thompson (qu’on retrouvera plus tard chez Roxy Music). Ensuite, il forma un groupe à son nom spécialisé dans principalement dans les soulcovers. Une maison de disques montra alors de l’intérêt pour ses compositions et l’introduisit auprès d’Alan Parsons. C’est lui qui produisit le premier LP de John, “Rebel” en 1976 dont la ballade rock “Music (was my first love)” fut un succès mondial. Elle l’amena d’ailleurs en tournée avec Elton John. John Miles grandit jusqu’à devenir un artiste de renom à un point tel que bon nombre d’artistes ont fait et font encore appel à ses services. Des noms tels que les Rolling Stones, Stevie Wonder, Tina Turner et Joe Cocker peuvent en témoigner.



